dimanche 12 avril 2009

Retour sur Panama City

Si vous zoomez la photo, vous devinerez l homme sur le trottoir qui vient livrer un enorme morceau de viande. Arme de sa blouse pleine de sang, il transporte la barbaque sur son dos

Ce n est absolument pas pour se moquer, mais cette photo illustre un phenomene du Panama. Des pays que j ai traverse, celui ci est celui qui doit compter le plus d obeses. Les macdo, burger king et autres enseignes de resto rapide sont tres presents. Et les Panameens tres friants a nimporte quelle heure
.


Les grattes-ciel de l autre cote de la baie, face a Casco viejo

Au loin, des bateaux attendent parfois plusieurs jours pour emprunter le canal de Panama

Casco viejo

Au Panama, il n est pas obligatoire d avoir une plaque d immatriculation a l avant. Ca laisse donc la liberte d afficher diverses opinions

Casco Viejo. a gauche, l ambassade francaise... Dans le quartier le plus chic de la ville, on sait ou part une partie du budget du Ministere des affaires Etrangeres!


Un edeifice a ete prevue pour que les touristes puissent assister a l entree ou la sortie du Canal.




Le Canal est etroit. Tout est prevue pour que les bateaux ne frottent pas les bords.
Un projet prevoit d enormes travaux pour elargir le Canal.



Derriere l auberge, la pauvrete.
Devant l auberge, le quartier le plsu chic de la ville.
Casco Viejo a ete amenage pour ouvrir Panama City au tourisme. Ce projet a ete mene aux forceps. Souvent pour ouvrir une ville au tourisme, on restaure, on mene des projets d urbanisme. Ici, rien n a vraiment change depuis des annees. Mais chaque rue, chaque virage est quadrille par la police.
Notre auberge de jeunesse etait gardee jour et nuit par la police.

Le jour tombe...

Retour sur la Colombie - Zona Cafetera

Plantations de bananes. Les sacs en plastique bleus aident les bananes a murir rapidement.

Alors que nous nous baladions sur la route, nous avons apercu une propriete de culture du cafe et de la banane. Le proprietaire a bien voulu nous faire entrer. Ils nous a distille beaucoup d infos. Et sans rien nous demander apres.

L homme au fond emporte un gros sac de grains de cafe qu il vient de remplir

L homme a la machette travaille sur ce site. Il ramasse vraissemblablement les bananes

Voila a quoi ressemble un grain de cafe avant d arriver en Europe dans un bel emballage



"Touche pas a ma banane"
Le paneau deconseille de s aventurer sur le site, des hommes armes le surveillant

Retour sur la Colombie - Laguna de la Cocha







dimanche 29 mars 2009

De Bogota a Panama City


(les photos ne sont pas de moi)

Bogota, peut etre la plus sure et la plus agreable des capitales d amerique du sud.
Ca peut paraitre surprenant, mais elle est a l antipode de ce qu on peut imaginer quand on y est jamais alle. Certes, certains quartiers sont certainement a eviter, mais son centre ville et ses alentours sont "safe".
Et maintenant qu on a quitte la Colombie, on peut le dire, ce pays a les habitants les plus aimables, les plus chaleureux et les plus sympatiques du continent.
Nous sommes arrives la bas en bus avec beaucoup de retard et donc malheureusement de nuit. On aime pas trop ca quand on est pas trop sur de la securite d une ville. Donc pour la premiere fois on a decide de prendre un taxi. Apres avoir passe un dispositif de securite, ce dernier nous a mene jusqu a l hotel que nous voulions, et meme a cette heure ci il restait de la place!
Le lendemain et les jours qui ont precede notre vol Bogota-Panama City, nous avons pu decouvrir cette ville a taille humaine (malgre ses millions d habitants), ses arteres pietonnes, son bus way (Nantes peut vraiment, mais alors vraiment aller se coucher... et oublier que notre ville a tout invente), ses habitants aimables (ca change de certains coins). Mais aussi sa pluie chaque jour pendant 1 heure.
Nous avons pu voir la Plaza Bolivar et le palais Presidentiel. Sur cette meme place, nous a ete rappele que la Colombie est en lutte interne, puisque pres de 500 personnes (en famille s il vous plait) dorment sur cette place. Il s agit de paysans SDF, deplaces par les combats avec les FARC. Nous avions reserve nos billets d avion le dimanche en prevision du match Colombie-Bolivie prevue le samedi(eliminatoires pour la coupe du monde 2010). Seulement, dans la semaine on nous a certifie que le match etait finalement le dimanche. Puis le samedi matin, la ville etait remplie de Colombiens avec le maillot de l equipe nationale. On a donc prevue de se rendre au stade suffisament tot pour acheter les billets les moins chers (20 000 pesos, soit 9 dollars). Arrives 3h avant le match (match a 19h30), les billets les moins chers avaient deja ete vendus. Si on avait su que le match etait le samedi, on aurait pu acheter un billet bon marche en ville (ouvert jusqu au vendredi). Malgre tout, on a decide de voir le marche noir, maxi 25 000 pesos (on pensait que les prix chuteraient au debut du match). La ferveur, l ambiance augementait notre envie d entrer dans le stade. Et puis la presence du capitaine de la selection, Mario yepes, etait un atout de plus. Ce dernier, pendant toute la semaine, a ete a la une des medias. Il est une veritable idole ici avec Falcao (attaquant de River Plate).
On a vite compris qu il faudrait oublier le marche noir, les prix atteignant des sommets. Quant aux places qui restaient, le prix etait aussi de folie.
Seul espoir : approcher Yepes au moment de son entree dans le stade pour luid emander des tickets en luid isant qu on venait de Nantes et blablablablabla. Que du blablablablabla qu on a repete a des officiels pendant notre quete d une inesperee accreditation. Une journaliste Colombienne, a qui on a egalemet raconte notre blablabla, a ete geniale. Elle n a certes pas pu nous recuprer un sesame. Mais elle s est demene, faisant le tour du stade a la quete de billets bon marche, en demandant a d autres journalistes, a des officiels. Elle a du nous tourner pendant 30 minutes. Et comble de sa gentillesse, elle a ete jusqu a nous raccompagner a notre arret de bus lorsqu on s ets decide a partir.
Entre temps, la mission etait d etre a l endroit qu il fallait lorsque les bus entreraient. Le stade est situe le long d uen route (d une autoroute??) d une 10aine de voies en incluant le bus way. Lorsque le car Bolivien est arrive, la circulation a ete stoppee avec des voitures de police autour. Assez impressionant. Mais pas autant que le bus Colombien. On savait que la ferveur pour le selection nationale n etait plus a prouver, mais la... on va dire que les mots manquent... Je suis content d avoir vecu ca. Evidemment, il a ete difficile de se faire remarquer par Mario Yepes :D
C est dehors que nous avons entendons les hymnes et la ferveur du stade. Et c est dans un snack que nous avons suivi le match... pas mal non plus !
Colombia 2 - 0 Bolivia
L Argentine et Messi atomisent le Venezuela 4 a 0 et la Colombie revient dans la course, avant le match capital a Caracas mercredi!
Coup de coeur donc pour Bogota et ses habitants. Prets a tout pour vous aider, faire connaissance.
Par contre, dommage de finir sur une note negative, mais socialement c est moche. Des tres tres riches, et des tres tres tres pauvres. Au niveau pauvrete j ai eu l occasion de voir des trucs pas rigolos dans les pays precedents, mais la ca a parfois ete dur. Pas rigolo de voir une famille bouffer a meme la poubelle, voir des mecs degueulasses crever vraiment de faim. Tout ca au pied des buildings et dans l ignorance totale.
Puis vint le dimanche matin et notre vol pour Panama.
Nous aurions prefere continuer le voyage en bus. Mais la frontiere entre les 2 pays est une des plus dangereuses du monde. Le Derrien est une region du Panama controlee par les narcotrafiquants qui tirent sans sommation. Nous aurions pu prendre un bateau, mais des raisons financieres et de timing nous en ont empeche.
Nous quittions donc l ambiance humaine des gares routieres pour l ambiance policee de l aeroport. Ce fut le voyage le plus difficile depuis 2 mois, tout simplement car nous n avons failli pas decoller.
On a regrette les relations humaines et le bon sens des gares routieres. Il a suffi que l on retrouve un aeroport, ses uniformes, ses sourires commerciales et surtout ses administrations debiles.
L info de la journee : vous avez le droit d avoir peur de traverser le Derrien en bus. Mais vous n avez pas le droit de prendre un aller simple pour le Panama. Et puis bien sur, on ne vous previent pas au moment de l achat.
Le Panama est un de ces pays, et finalement c est son droit, qui exige une preuve que vous ne passerez pas plus de 60 jours sur son territoire a moins d un visa special (dommage pour l economie!). Soit, on l accepte.
Mais le plus crispant dans la situation fut le comportement de l agence Avianca (le air france local). A l heure ou je vous ecris, je viens de rencontrer un Japonais qui a fait le meme vol aujourdhui avec la meme compagnie, un peu plus tot dans la matinee. Il n a eu aucun probleme.
L espece de pute (premier gros mot de ce blog) qui etait chargee d enregistrer nos bagages a ete le type meme de la "morue-qui-veut-faire-chier". Ines, Luna, desole pour ces mots que vous ne devriez pas lire, mais j ai pas trouve de synonymes! Cette personne chargee de nous servir, de trouver une solution a pris un malin plaisir a faire trainer les choses et a nous sourier niaisement. Meme en France a la Poste ou a la Mairie on n en trouve plus des comme ca! Au passage, je me susi etonne et j ai pu voir que j ai fait pas mal de progres en espagnol!
L heure tournait, on a finalement passe un marche : on a achete un billet de retour Panama-Bogota, que l on se ferait rembourser a Panama City dans une agence du centre ville.
Finalement, les choses rentraient dans l ordre et on a pu embarquer. Au passage, tete en l air que je peux etre, j avais zappe de mettre mon couteau suisse en soute. Et donc, direction poubelle au boarding.
Notre arrivee en amerique centrale a ete grandiose. Nous avons pu observer Panama City, sa baie, ses gratte-ciel (et oui j ai hallucine), et ses enormes cargos qui attendent d acceder au famaux Canal de Panama (pour la petite histoire, chaque bateau, pour l emprunter, paye uen taxe selon son poids. C est un bateau francais qui detient le record. Et pour la plus petite taxe, c est un anglais qui a paye 0.28 dollars pour le traverser a la nage!).
A notre arrivee a l aeroport, nous decidons de prendre unc ollectivo (minibus) pour rejoindre le quartier Casco Viejo. Le minibus traverse des quartiers ultra riches pour deposer des clients dans des hotels de luxe. Une des clientes exigea de payer 10 dollars au lieu de 11 (11 etant vraiment le prix). Avant d aller prendre sa chambre a 300 dollars la nuit. Le chauffeur, paye 30 dollars la journee (entre 20 et 25 euros pour plus de 10 heures de boulot) apprecia... on a pu verifier que l expression "fuck you" etait universelle...
Puis nous sortimes des quartiers chics, longeames des bidonvilles (la vue etait saisissante avec les bidonvilles au premier plan et les buildings au second...). On arrive dans un quartier "normal". Le chauffeur nous parle d un hotel plutot bon marche. On descend la. Mais l hotel n etait finalement pas bon marche... loin de ce qu il nous avait parle comme prix.
On a donc decide d aller au quartier qu on souhaitait en premier. Par bus plutot que par taxi, pour le cout evidemment. Par un concours de circonstances, et peut etre trop d optimisme, on est descendu trop tot. 2km environ nous separaient de Casco Viejo. Peu conscient que nous entrions dans und es quartiers les plus dangereux de la ville, on a commence a marcher. A faire quelques hotels. On a vite compris que nous etions dans des hotels "a l heure"... Armes de notre plan Lonely Planet, nous avons continue notre route. Petit a petit, il nous a bien semble reconnaitre le Bronx ou son sosie... rien a voir avec le quartier deja craignos a Lima. C etait la misere, la violence qui puait a plein nez. Les immeubles delabres remplies de familles miserables.
Des mecs a cicatrices sur les trottoirs a se demander ce qu on foutait la (ou alors ils voulaient nous demander notre facebook...). Au bout de 200 metres, un flic nous a chope. Nous a explique ce qu on avait deja pressenti. Une voiture de police est arrive et on nous a fait monter dedans. Et on nous a mene a Casco Viejo (taxi gratuit avec air climatise). C est en nage (finies les temperatures clementes des montagnes a Bogota) qu on a cherche un hotel. On a finalement trouve une auberge de jeunesse. Ca faisait bien longtemps qu on avait pas vu de touristes, et c est plutot agreable d echanger des experiences de voyage avec d autres backpackers.
Il est minuit passe, la nuit est tombee depuis quelques heures. En face de Casco Viejo scintillent les gratte-ciel.

mercredi 25 mars 2009

Colombie, de Pasto a Armenia



Apres avoir passe 2 jours a Quito ou la vieille ville est magnifique et tres bien mise en valeur, nous avons rallie la Colombie.
On a tout de suite pu voir que la Colombie est un pays en guerre, avec un front militaire interne.
Au poste de frontiere, le ton est donne avec les affiches promettant des sommes d argent pour des infos ou la capture de FARC dont les visages et noms sont affiches. La situation s est ameliore ces dernieres annees, mais il ne faut oublier qu en 2007, la Colombie a connu 17000 homicides. La lutte contre les narcotrafiquants se fait enormemment ressentir. Dans la rue, les bus et les commerces, des autocollants, des affiches encouragent la delation avec un numero special. Des clips passent a la tele pour encourager le soutien aux otages (plusieurs millers encore, pour la plupart uniquement economiques).
A propos de tele et dans un registre plus leger, profitant d avoir la tele dans l hotel a Armenia, nous avons commence a regarder "Nemo" en espagnol. Nous n avons pas pu regarder jusqu au bout tellement la pub est insupportable : coupures de pub toutes les 10 minutes et pub pour les programmes a venir pendant le film (ca prend une partie de l image est el son est occulte). Bref, retournons a nos moutons.
Le nombre de militaires dans les rues est impressionant. Apres avoir rempli les conditions necessaires a la frontiere, un bus nous a mene jusqu a Pasto. Cette ville n a pas vraiment d interet, excepte son volcan et la lagune a 25km. Pasto est souvent l objet de blagues cyniques en Colombie : cette ville n a jamais eu la vie facile avec son climat difficile et surtout les caprices de son volcan. Pour une des premieres fois du voyage, la ville ne nous semble pas tres securisee, et nous evitons de nous ecarter trop de notre hotel.
La laguna de la Cocha est un grand lac avec une ile au milieu, et surtout un petit village magnifique d ou partent les petits bateaux excursionnistes. Des militaires sont encore presents, et on apprend qu une poche de FARC est situee dans les montagnes a 15 km.
Le soir, depart a 21h pour Armenia. On sait que cette ville de 250 000 habitants a encore moins d interet en elle meme que Pasto, mais c est un bon point d attache pour aller voir les plantations de cafe. Ce n est pas par hasard si cette region est nommee la "Zona Cafetera".
Mais avant d arriver dans cette ville moche, il faut le dire, un trajet de 13h en bus nous a permis d apprecier la nuit sur les routes Colombiennes. Sans mentir, tous les 10 km presence d un commissariat. Notre bus a ete controle a 3 reprises, avec fouille des occupants et des sacs. Les militaires cherchaient de la drogue, des armes et des produits de contrebande provenant d Equateur (thon, et autres aliments dont je n ai pas compris la signification). Signalons egalement le talent de pilote de rallye des chauffeurs Colombiens. On avait deja eu du lourd dans les pays precedents, mais la c est du tres tres lourd... Ici doubler dans les virages, foncer dans les villes est uns port national.
A notre arrivee a Armenia vers 10h (avec entre temps une bagarre entre le chauffeur et un passager), nous trouvons un hotel bon marche dans le petit centre, et il nous est conseille d eviter de s aventurer au dela de quelques rues. Apres la nuit blanche dans le bus, j ai dormi jusqu a 17h.
Aujourdhui, nous prenons a un minibus pour aller a Pueblo Tapao, porte d entree du Parc National du Cafe.
Demain, route vers Bogota.

samedi 21 mars 2009

Puerto Lopez, Equateur











Un des nombreux vendeurs de boisson ambulants



Retour de peche. Pour le plus grand bonheur des mouettes




Le chemin entre le bateau et le camion est l occasion ou jamais pour les oiseaux de piquer du poisson


Ici on peche la crevette...




... et le poisson












Situe sur la cote pacifique a 50 km de Montanita, Puerto Lopez ne fut qu une etape a la journee avant de prendre un car pour Quito.
Ce village de pecheurs fait partie de la ruta del sol.