vendredi 20 mars 2009
jeudi 19 mars 2009
Montanita, le trek
Histoire de changer de la plage (bien que l eau du pacifique soit comment dire excellente), on avait decide de faire un petit tour dans les environs.
Vers 10h, apres avoir fini notre petit dej a 1 dollar (salade de pasteque, ananas et banane + pain grille + cafe + jus de fruit maison), on est parti sur la "ruta del sol". Apres avoir croise un enorme rat ecrase sur la route (machoire deplacee, ca aurait pu faire un tableau de Picasso), nous sommes arrive a Olon apres 5km. Le soleil tapait deja et on peut dire que c etait le cagnard (une bonne preparation pour la canicule qui s annonce en France cet ete). Nous avons vu un paneau annonce des cascades. Decision fut prise de suivre le chemin indique. Ce que nous ne savions pas c est que cette randonnee allait durer 7 a 8h, et les temperatures atteindre des sommets. En fait, pour rallier les cascades ("las cascadas de alex"), nous nous sommes progressivement enfonce dans la "selva", la savanne locale.
Sur le chemin nous n avons traverse qu un seul village (6 ou 7 maisons quoi). Heureusement dans l un deux habitait un pepe qui vendait du coca. Nous n avions rien a manger, et force est de reconnaitre que le coca donne de la force.
Au bout d une heure de marche, nous avons atteint un ruisseau dont l eau claire filait entre les galets. Il n etait pas bien epais, heureusement car nous avons du le traverser a plusieurs reprises pour suivre le chemin. Son eau claire et rafraichissante nous a permis de souffler un peu.
Au bout de 15 km de marche ni plus ni moins, nous avons tteint quelques cases de ce quis avera etre un hotel en pleine savane. Le maitre des lieux nous a explique que la cascade etait a 5 minutes mais qu elle etait privee... et le droit d entree a 4 dollars (une petite fortun tout de meme)...
La question fut "faut il depenser 4 dollars pour se baigner dans une cascade?"
On s est finalement dit qu on avait qu une vie et qu il aurait ete dommage de ne pas s accorder ce plaisir apres 15 kn de marche...
L Equatorien nous mena jusqu a la "piscine", un chemin qui dura 5 minutes durant lesquelles il nous donna des informations sur des plantes et des insectes que nous croisames.
La piscine etait sympa, mais nous eumes la crainte d infections etant donne que l eau ne semblait se renouveler.
Nous sommes restes quelques minutes (cheres les minutes). Par securite, nous avons prefere se raffrichir au ruisseau. En descendant la cascade, grosse frayeur : j apercois un tourbillon d une centaine de moustiques. Et ces cons me foncent dessus! Je sprint en me debattant. Miracle, au bout de quelques metres ces parasites me lachent!
On se ravitaille en eau a une case puis on file. En longeant le ruisseau, on tombe sur une femme et son enfant en train d abreuver un cheval et de faire secher le linge fraichement nettoye. On file quelques crayons au gamin (les crayons sont habituellement reserves pour le pourboire qu on donne aux gpetits qui nous conseillent des hotels) et on continue notre route.
On trouve un bout du ruisseau suffisement epais pour pouvoir s allonger dedans. C est le bonheur. L eau n est ni froide ni chaude. Elle est tellement claire qu on en boirait. Et il y a assez de courant pour eviter les infections d eau stagnante.
Je reste allonge dans l eau, sur les galets, a ecouter les bruits de la savane pendant de longues minutes.
Puis est venu le moment ou l esprit (oui je parle de moi a la troisieme personne) s est rendu compte qu il fallait faire les 15 km inverses...
A donc debute une longue marche, qui s est transforme en calvaire. Sur les 7 ou 5 derniers kilometres je n avais plus de pieds ni de jambes. Torture par la douleur j etais oblige de marcher tel un Yohan Diniz aux JO de marche a pied.
Arrives vers 17 ou 18h a l hotel, on devait vraiment avoir une degaine de fou vu l hilarite de l assemblee. J ai pose mon sac et je me suis precipite comme j ai pu vers la plage!
Montanita, playa y mojitos
C est dans la nuit de dimanche a lundi que nous avons quitte Huanchaco et le Perou. trajets en car pour arriver lundi soir a Montanita, sur la cote pacifique de l Equateur.
Sur la route, j ai pu admirer les plantations de bananiers a perte de vue. J ai egalement failli me faire voler mon sac dans un car : c est ens ortant du sommeil que j ai vu une main descendre innocemment sur monsac, puis remonter aussitot lorsque j ai emerge. Heureusement que je me suis reveille a ce moment la. Anthony, quant a lui, a eu moins de chance puisqu il s est fait voler son appareil photo dans un des cars qui nous a mene jusqu a Montanita.
Montanite est un village, a la base de pecheurs. Mais son charme a fait qu il a ete investie par les routards du monde entier. Les prix s en ressentent. On a malgre tout reussi a trouver uen chambre a 5 dollars, meme si ca reste plus onereux qu auparavant.
Les temperatures montent. Le ciel alterne entre couvert et lourd, et ensolleile.
Les rues sont en sable, les batiments pour la plupart en bambou, les bars et restos jonglent avec leur imagination question deco, et la plage est au bout de l allee. Le paradis pour pas mal de backpackers qui y ont finalement pose leur sac depuis quelques annees...
dimanche 15 mars 2009
Environnement
Dans les comportements envers l environnement, il faut differencier celui du grand public, des citoyens, et celui des industries. Bien qu a mon avis les entreprises privees comme publics meriteraient en premier un grand coup de pied au cul, celui qui m interesse ici est celui des citoyens.
Sur la photo plus haut, l instant est un bout d apres midi au bord du lac Titicaca. L endroit est franchement paradisiaque, et qui plus est porte par des siecles d histoire. Malgre tout, la berge du lac est souillee de dechets : principalement des bris de verre de bouteilles de biere, et tout ce que vous pouvez trouver chez Castorama. Combien de fois dans la rue j ai vu des gens jeter leur emballage, leur bouteille en plastique. Les auteurs de ces gestes ne sont absolument pas les touristes. Ces derniers seraient plutot les seuls conscients sur le territoire de l enjeu.
Ce sont bien les locaux qui envahissent leurs bords de route de dechets divers. Qui laissent allumes les magasins la nuit.
Pourquoi les sud americains font ils si peu attention a la pollution? la principale reponse serait peut etre que l environnement est malheureusement loin de leurs priorites. Ceci du a des questions sociales et economiques. Pourtant la question de l environnement et du developpement durable n est a mon avis pas une question de petit bourgeois occidental.
Puisque l argent est (naturellement) la priorite des pays en voie de developpement, je me rejouis que le dechet puisse etre source de revenu. Dans ce qu on peut appeler "un mal incontournable pour un bien" : a Buenos Aires, a la nuit tombante, les habitants des favelas envahissaient les trottoirs de la megalopole pour trier les dechets des urbains. Pour ensuite les revendre. Je n ai malheureusement pas retrouver ces habitudes dans les autres pays. Le Paraguay et la Bolivie furent au summum de l ecoeurant : decharges a ciel ouvert, aucune poubelle dans les rues.
Au Perou, il n y a pas d eboueurs municipaux. Mais des initiatives privee et individuelle s occupent de collecter a domicile les ordures. Des hommes, accessorises de velos customises en benne a ordure (pas eu le reflex de la photo!) signalent leur presence dans la rue par un "pouet pouet" sortant de la sonette de leur velo. Ils recuperent des matelas, bouteilles et autres pour ensuite les revendre.
On voit que la solution reside dans le "gagnant gagnant". Un citoyen se deleste d un dechet pendant qu un autre en profite pour elargir son revenu. Et le dechet ne finit pas a l entree de la ville ou dans la caniveau, ou il mettra plusieurs centaines d annees a disparaitre.
Je me suis etonne qu aucune entreprise privee n ait encore decide d investir le terrain de la recuperation de dechets, surtout en Bolivie et au Paraguay ou c est le neant total.
Esperons qu il ne faille pas attendre que tous les pays de l emisphere sud elevent leur PIB pour qu ils pretent un jour attention a l environnement. Entre temps, esperons egalement que pour les collectivites locales francaises le developpement durable ait depasse le stade du voeux pieux et de la publicite. Peut etre qu un jour, votre Communaut Urbaine ou votre Mairie annexe eteindra les lumieres inutiles de ses bureaux la nuit...
samedi 14 mars 2009
jeudi 12 mars 2009
Fin de journee a Huanchaco
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